Côte d'Ivoire : L’INP-HP à pied d’œuvre pour faire médicalement face au Coronavirus.

  • Par Akina De kouassi
  • 08 Avr. 2020
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Après la sortie de son dernier produit (gel hydro alcoolique), l’Institut National Polytechnique Houphouët-Boigny (INP-HB) de Yamoussoukro est au labo pour proposer un médicament contre le coronavirus.


Une équipe de l’Institut National Polytechnique Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, composée d’étudiants et de chercheurs a produit 6000 litres de gel hydro alcoolique pour prévenir en Côte d’Ivoire, contre la maladie Covid-19 qui endeuille l’humanité depuis fin 2019.

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Le virus qui tue silencieusement n’a pas épargné les Etats dits « grandes-puissances » de ce monde, plus outillés en infrastructures médicales et dont on croit que la science médicinale est parfaite. Pire, ces « grandes-puissances » n’ont plus le contrôle de la situation avec les décès en cascade qui se comptent à longueur de journée. C’est fort de ce constat que les spécialistes de la santé, notamment l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a, dans un communiqué, appelé les Etats africains au réveil, et d’ajouter que l’Afrique (dont le manque d’infrastructures sanitaires pour faire face à de telles pandémies, est criard), doit se préparer au pire. La psychose est générale et réelle.

Loin de s’apitoyer sur son probable sort déjà scellé par les analystes et d’attendre l’arrivée de l’apocalypse, la jeunesse estudiantine ivoirienne, encadrée par leurs maîtres, sont au labo pour s’armer médicalement contre la maladie qui a déjà fait des victimes en Côte d’Ivoire.

Au micro de la consœur Valérie Bony de la BBC, Jérémie Zoueu, enseignant-chercheur au département Génie Electrique et Electronique (GEE) de l’INP-HB, a bien voulu expliquer le mardi 07 avril 2020 les grandes lignes de leurs travaux de l’usine-école.

Les étudiants et leurs maîtres sont au travail pour le développement et la conception de substance pharmacologiquement active par des méthodes connues. Il s’agit en effet, de modules qui ont pour vocation de concevoir sur ordinateur des structures moléculaires qui sont potentiellement actives sur des protéines. L’objectif final, comme il l’a dit clairement, c’est de proposer un médicament contre le Covid-19.

Ces molécules seront-elles différentes de celles dont on entend parler actuellement comme la Chloroquine ? A cette question, le professeur Jérémie Zoueu répond qu’il s’agit pour eux de faire une exploration pour voir toutes les molécules qui pourraient potentiellement être utilisées, comme la Chloroquine. Il rappelle par ailleurs que les techniques employées sont communes avec celles des autres laboratoires. « On ne va peut-être pas faire les mêmes choix que nos collègues du nord, pas en terme de spécificité de terrain, mais dans l’analyse que nous allons avoir. A cela, il est possible que nous arrivions aux mêmes résultats ; tout comme il est possible que nous ayons des résultats différents », a indiqué le professeur Zoueu, qui espère avoir les résultats de ses recherches dans une à deux semaines.

Dans le même temps, avec ses étudiants, le Professeur Zoueu travaille sur un prototype de respirateur artificiel qui sera aussi disponible dans une semaine ou deux. Ceci, dans un schéma d’anticipation, entendu que la Côte d’Ivoire dispose d’appareils respiratoires suffisants pour les malades actuels.

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