L'UNIVERS REGGAE EN DEUIL : JIMMY CLIFF EST MORT !
- Par Aboubacar Ben Doumbia
- 27 Nov. 2025
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Ce qui l'a tué. La dernière volonté de sa femme.
L'univers du reggae s'est réveillé avec un coup de massue sur la tête le lundi ce lundi 24 novembre 2025, avec la nouvelle de la disparition de Jimmy Cliff, l'un des derniers dinosaures de la musique jamaïcaine, après le roi Bob MARLEY le 11 mai 1981. Jimmy avait 81 ans. Voici la déclaration de sa femme juste après le décès de l'artiste !
« C'est avec une profonde tristesse que je partage que mon mari, Jimmy Cliff, a traversé suite à une crise suivie d'une pneumonie. Je suis reconnaissant pour sa famille, ses amis, ses collègues artistes et ses collègues de travail qui ont partagé son parcours avec lui. À tous ses fans à travers le monde, sachez que votre soutien a été sa force tout au long de sa carrière. Il a vraiment apprécié chaque fan pour leur amour. Je tenais également à remercier le Dr Couceyro et tout le personnel médical, car ils ont été extrêmement soutenus et utiles pendant ce difficile processus. Jimmy mon chéri repose en paix. Je suivrai vos souhaits. J'espère que vous pouvez tous respecter notre vie privée en ces temps difficiles. De plus amples informations seront fournies ultérieurement.
On se voit et on te voit Légende. »
Latifa, Lilty et Aken
En attendant de vous retracer les temps forts des dernières années de ce pionnier du reggae dans notre prochaine édition, nous vous invitons à savourer l'hommage que lui a rendu Abou Diarra Houdou, le talentueux écrivain ivoirien !
Hommage à Jimmy Cliff
Ce matin, ma tasse fume comme un tambourinaire rasta,
Et dans la vapeur, j’entends une voix venue d’ailleurs :
Celle de Jimmy Cliff,
L’une des plus belles lumières du reggae,
Le troubadour qui a su mettre des ailes au chagrin
Et du courage au désespoir.
Many Rivers to Cross…
Et dans chaque gorgée, je sens les fleuves que chacun traverse,
Les eaux du doute,
Les ponts qu’on n’a pas encore bâtis,
Les traversées qui attendent.
Jimmy chantait ces rivières avec une douceur
Capable d’apaiser même les tempêtes.
Puis surgit Vietnam,
La complainte du monde,
Où un père attend un fils qui ne reviendra jamais.
C’est le reggae qui pleure,
C’est l’humanité qui se regarde en face
Et demande pourquoi l’homme s’obstine
À casser ce qu’il aime.
Mais Jimmy, lui,
Était aussi né pour se relever.
Born to Win, disait-il,
Comme un mantra dansant dans la poussière,
Une façon de dire à tous les perdants du jour
Qu’ils sont peut-être des gagnants du lendemain.
Et quand la nuit tombe,
La mienne se colore de Reggae Night :
Les rues s’illuminent,
Les corps valsent sous le clair de lune,
Les sourires deviennent des drapeaux.
C’est la fête du cœur,
Celle qui répare,
Celle qui rassemble.



