Deuil : Allah Thérèse a donné son dernier spectacle à Gbofia.

  • Par Akina De kouassi
  • 31 Août 2020
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Kouadio Allah Thérèse ou « Allah Thérèse » de son nom d’artiste, qui a rendu le dernier soupir à Djékanou le 19 janvier 2020, a été inhumée samedi dernier à Gbofia, son village natal.


Reconnue comme la diva de la musique tradimoderne baoulé, l’épouse de l’accordéoniste, feu N’goran la-loi, a marqué plusieurs générations de mélomanes ivoiriens avec ses textes énigmatiques assortis de moralités instructives.

Allah Thérèse s’est fait surtout distinguer à travers son timbre vocal. Ainsi, grâce à la complicité de son époux à l’accordéon (époux avec qui elle a fait pratiquement toute sa carrière artistique), la cantatrice a apporté une couleur musicale typique au tempo habituel connu.

Allah Thérèse a rejoint le monde des ancêtres le 19 janvier 2020, où son époux l’a précédé le 20 mai 2018. Le couple qui n’a jamais connu de maternité aura été l’exemple d’Amour, de Fidélité et de Complicité. C’est en 1956 que l’époux N’goran la-loi va sortir son premier tube musical intitulé « Ahoumo N’seli » où il joue à l’accordéon, accompagnant la voix de l’épouse Allah, et formant une belle paire musicale.

Le vendredi 28 Août 2020, à la salle Félix Houphouet-Boigny d’lvosep de Treichville), en présence de la famille biologique et de nombreux artistes, le ministre de la culture et de la francophonie, Raymonde Goudou, a élevé à titre posthume la diva au rang de chevalier de l’ordre du mérite culturel, au cours de la levée du corps. Rappelons par ailleurs que, déjà en 2012, Allah Thérèse avait déjà été distinguée au rang de Chevalier de l’Ordre du Mérite ivoirien.

Plusieurs hommages lui ont été rendus au cours de cette cérémonie, avant qu’on ne conduise sa dépouille dans son village natal Gbofia, à près de 20 kilomètres de Toumodi, où elle a été inhumée le samedi 29 Août 2020.

Adieu l’artiste.

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