EDITORIAL 4: C’EST DIEU QUI EST FORT !

  • Par Balla Tomakoté
  • 22 Avr. 2020
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« Une vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue », nous apprend Socrate. Quelle place accordons-nous au Créateur en ce nouveau siècle ? Faisons le point.


On ne récolte que ce qu’on a semé, c’est une évidence. Qu’on soit croyant ou athée, chacun de nous a conscience que l’Univers nous regarde et nous renvoie l’écho de nos actes, de nos propos, de nos pensées. Le Karma, l’effet boomerang, tout le monde en sait quelque chose. Aussi, faut-il se demander à quoi va servir notre intention, notre initiative, notre invention. Est-elle de nature à aider, à protéger le genre humain et, avec celui-ci, les autres espèces vivantes ? Si, au contraire, il s’agit d’un projet nuisible (même pour un seul être vivant), que coûte-t-il d’y renoncer ?

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Malheureusement, il se trouve que l’être humain a atteint en ce siècle un niveau de conscience si bas qu’il accepte facilement de brader sa vie, à vil prix ! Il préfère ainsi se faire harakiri, juste pour assouvir des intérêts égoïstes ou des plaisirs éphémères. Quand bien même on est persuadé que le projet causera préjudice au groupe auquel il appartient, l’on fait fi de sa conscience et l’on agit crânement sans penser aux conséquences. Tant pis si l’édifice s’écroule avec nous !

Il est de notre devoir d’interpeler le genre humain sur la gravité des périls qui nous guettent tous, si nous continuons à agir aveuglement. Car pour la plupart d’entre nous, la liberté consiste à faire tout ce qu’on désire. « Quelle indigente définition du terme ! », s’indigne l’imam BOUSSENNA qui nous invite à toujours privilégier l’éternel sur l’éphémère, assujettir nos désirs à la volonté divine pour être libre. Ayons conscience que l’œil de Dieu nous suit partout, et agissons avec la crainte du Créateur suprême.

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Pour quelle bonne raison faut-il agir selon la morale ? Simplement parce que nous n’avons pas le droit de nous comporter comme si l’Univers devrait finir avec notre disparition. Nous devons bien plutôt penser aux autres, nous soucier des générations futures, contribuer à l’amélioration de l’environnement que nous ont légué nos devanciers. Il est du devoir de tout homme de veiller à laisser le monde dans un état meilleur que celui où il l’a trouvé. Mais, soyez-en certains, seul celui qui place Dieu avant son petit « moi » peut accepter dans sa vie d’agir selon la morale.

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Pourtant, tout individu peut y parvenir, à la seule condition de se considérer comme un être intérieur et chercher à vivre comme tel. Sinon, il ne peut que connaitre une fin désastreuse ! Chacun doit donc faire son examen, savoir qu’il est recommandé à tout être humain de méditer : il est en effet possible de se retirer de toute agitation sociale, une fois par jour et rester seul environ 10 minutes. En revanche, penser qu’il est puéril de « se connecter » ainsi à la Source de tout pouvoir, c’est cesser d’être cette créature qui demeure la préférée de toutes les créatures divines !

Nous encourageons donc le musulman qui plie genoux 5 fois par jour ; car cette constance dans la gratitude envers le Créateur est source de grâces. Nous soutenons le chrétien qui rend chaque jour hommage au Seigneur à travers diverses activités initiées soit au sein du temple, soit au sein des foyers, par des initiatives dédiées à l’Alpha et l’Oméga. Et vive le bossoniste, comme Jean-Marie Adjaffi Adé nomme le polythéiste, qui n’entreprend rien sans s’adresser à l’une de ses divinités. C’est vous qui allez sauver notre monde, si vous êtes sincères dans l’adoration divine.

Avec cette crise du COVID-19, nous devons comprendre que Dieu n’a pas besoin du tintamarre que nous produisons dans les temples. Il veut simplement que chacun de nous lui accorde la place qu’Il mérite ! Car c’est Lui qui est fort, comme le proclame la sagesse populaire en Côte d’Ivoire.

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