DE LA FICTION A L’ACTION : UN LIVRE POUR APPORTER DE L'AIDE AUX ALBINOS

  • Par Balla Tomakoté
  • 28 Août 2025
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Avec son livre, L’arène des Hyènes, l’écrivain ivoirien Akina Dekouassi offre un cri du cœur, une fresque sur la précarité, l’abandon et la résilience, mais aussi un véritable acte de solidarité envers une communauté souvent marginalisée.


         Juriste de formation, journaliste et acteur culturel, l’auteur déploie dans ce récit une plume fluide dans un style presque cinématographique qui plonge le lecteur dans l’univers tourmenté de deux jeunes adolescentes livrées aux vicissitudes d’une société impitoyable. De la souffrance intime, à la quête de dignité, Akina révèle les failles d’un système où la pauvreté et l’exclusion deviennent le théâtre tragique de vies brisées, mais aussi de luttes acharnées pour la survie.

         Au-delà de la dimension littéraire, L’arène des Hyènes porte en lui une dimension humaine et sociale remarquable. L’auteur a choisi de céder 30% de ses droits d’auteur à deux associations engagées en faveur des personnes atteintes d’albinisme, notamment Albi’In et l’Association Ivoirienne pour la Promotion des Femmes Albinos (Aipfa). Par ce geste, il fait de son œuvre une passerelle entre les mots et l’action, entre la fiction et la réalité, en contribuant à la scolarisation, la prise en charge médicale et l’insertion sociale des enfants et femmes albinos en Côte d’Ivoire.

      « J’écris pour témoigner, mais aussi pour agir », confie Akina Dekouassi. Cet engagement témoigne d’une vision de la littérature comme instrument de transformation sociale, capable de donner voix aux sans-voix et d’apporter une lumière là où règnent trop souvent l’ombre et l’indifférence.

            En s’offrant L’arène des Hyènes, chaque lecteur devient ainsi acteur d’une chaîne de solidarité. Car un livre acheté, c’est une chance de plus donnée à un enfant albinos d’aller à l’école, de croire en son avenir et de retrouver sa dignité.

Avec ce livre de poche de 139 page, Akina Dekouassi rappelle que la plume peut être à la fois arme et baume ; mais également que la littérature, loin de se réduire au seul plaisir esthétique, peut devenir une force de justice, de réparation et d’espérance.

Balla Tomakote.

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