Boundiali réfléchit à l’avenir du balafon à travers un projet de musée culturel
- Par Akina De Kouassi
- 04 Avr. 2026
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Le vendredi 3 avril 2026, le Palais de la culture de Boundiali a servi de cadre à une rencontre d’échanges autour de la valorisation des cultures liées au balafon.
Cette conférence, organisée en marge de la 10e édition du Djéguélé Festival, a réuni acteurs culturels et passionnés du patrimoine autour de l'idée de la création d’un musée dédié à cet héritage musical.
Animée par Oumar Badiane, spécialiste du patrimoine culturel au Sénégal, la rencontre s’est inscrite dans une dynamique de réflexion sur la place de la mémoire dans les sociétés africaines. Sous le thème « Djéguélé Festival entre mémoire, création et transmission », les échanges ont mis en lumière l’importance de préserver les richesses culturelles face aux évolutions du monde moderne.
S’appuyant sur la pensée du célèbre écrivain Amadou Hampâté Bâ, selon laquelle la disparition d’un ancien équivaut à la perte d’un savoir, le conférencier a insisté sur la nécessité de protéger et transmettre les connaissances traditionnelles. Pour lui, cette mission passe par la mise en place de structures solides capables de conserver et de valoriser cet héritage.
Au cœur de son intervention, le Djéguélé Festival a été présenté comme bien plus qu’un simple rendez-vous culturel. Il constitue un espace où se croisent mémoire, créativité et apprentissage. À travers les années, ce festival a contribué à faire rayonner le balafon, instrument majeur de l’Afrique de l’Ouest, porteur d’histoire et d’identité.
Mais aujourd’hui, cet héritage fait face à plusieurs défis. Les changements de mode de vie, l’influence des nouvelles technologies et la baisse des échanges entre générations fragilisent la transmission de cet art ancestral. Une réalité qui interpelle les acteurs culturels sur l’urgence d’agir.
Dans cette perspective, la création d’un musée apparaît comme une solution concrète. Ce lieu aurait pour vocation de préserver les instruments anciens, de recueillir les récits et de sauvegarder les œuvres musicales liées au balafon. Il pourrait également devenir un espace d’innovation, où tradition et modernité dialoguent pour donner naissance à de nouvelles formes d’expression artistique.
L’idée de lui consacrer un musée s’impose désormais comme une voie essentielle pour garantir la continuité et la vitalité de ce patrimoine.
Akina Dekouassi



